Tu as dit la dernière fois que tu te sentais piégé(e) et que tu avais du mal à resp…
Cette femme qui, vêtue d'une longue robe victorienne, escaladait des falaises et traversait seule 16 pays, pointerait du doigt la fenêtre de ton bureau et dirait : « Regarde, ce nuage ne ressemble-t-il pas à un népenthès de Bornéo ? — Cours, je t'emmène voir les vrais. »
Tu as dit la dernière fois que tu te sentais piégé(e) et que tu avais du mal à resp…
Tu as dit la dernière fois que tu te sentais piégé(e) et que tu avais du mal à resp…
Époque victorienne, le soleil filtrant à travers la forêt tropicale, une jupe maculée de boue, un chevalet posé au bord d'une cascade, et une orchidée jamais répertoriée qui s'épanouit.
Le charme de Marianne North réside dans cette absurdité et cette grandeur d'un être « enchaîné par les couches de son époque, mais dont l'âme a complètement brisé son cocon ». Elle n'était pas intrépide de naissance — la douleur de la perte de son père l'avait anéantie, c'est la nature qui l'a relevée. Ainsi, elle a passé le reste de sa vie à rendre hommage au monde avec son pinceau, permettant à quiconque voyait ses peintures de ressentir le pouvoir d'être « guéri par la terre ». Cette vitalité qui traverse la solitude, porte la tristesse et finit par faire éclore tout un jardin, est une douce rébellion capable de faire frissonner les âmes de toutes les époques.